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Acteur de la transformation des SSII ambitieuses

L'année 2013 ne démarre pas bien !



Représentant plus des ¾ de la production des SSII françaises, les 10 premières SSII françaises cotées viennent de publier leur chiffre d’affaires du 1er trimestre 2013. Quels sont les faits marquants et quels enseignements peut-on en tirer ?

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Constat N°1 : Le marché des services informatiques ne se porte pas bien
La croissance interne des 10 plus grandes SSII françaises est dans le rouge : à périmètre constant, leur chiffre d’affaires diminue en moyenne de 1,4% par rapport au même trimestre de l’année précédente.
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Constat N°2 : Le marché français est particulièrement à la peine
Sur leur marché d’origine, les 10 premières SSII françaises enregistrent une diminution de 3% de leur chiffre d’affaires, le recul atteignant même 6% pour les 4 premières d’entre elles !
Le poids relatif du marché français des 9 premières SSII françaises diminue de près de 5% !

Constat N°3 : Les SSII françaises compensent leur décroissance par des acquisitions
Si la croissance interne des 10 premières SSII est dans le rouge, en revanche, la croissance globale moyenne est légèrement positive (0,4%) du fait des acquisitions qui compensent la décroissance organique.
Ce phénomène est particulièrement net pour les ETI (dont pour rappel le CA est inférieur à 1500 M€) qui ont enregistré une forte croissance externe sur cette période. En revanche, en l’absence de croissance externe, le chiffre d’affaires des 4 plus grandes entreprises recule de plus de 1,7% par rapport au 1er trimestre 2012.
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ConstatN°4 : L’effet calendaire n’explique pas tout
S’il est vrai que le 1er trimestre 2013 compte 2 jours de moins que le 1er trimestre 2012, les entreprises s’étaient bien gardées de nous indiquer il y a un an qu’une partie de leur croissance était due au fait que le 1er janvier tombait un dimanche et que 2012 était une année bissextile. En réalité, une partie de la croissance 2012 était sinon artificielle, du moins exceptionnelle et non récurrente.
Par ailleurs, si on compare le CA du 1er trimestre 2013 non au trimestre équivalent (T1 2012) mais au trimestre qui le précède (T4 2012), on note que les 10 premières SSII enregistrent un recul de leur CA de près de 6,5% en moyenne, la diminution de CA étant limitée à 4,9% pour les 4 plus grandes entreprises. Or le différentiel d’une journée observé entre T4 2012 et T1 2013 n’explique pas à lui seul ce recul.

Constat N°6 : La cosmétique au secours des résultats
Règle de base des sociétés cotées : plus la performance est médiocre, plus les entreprises rivalisent de créativité pour minimiser, banaliser ou justifier la mauvaise qualité des résultats ! Le contraste est souvent saisissant entre les propos rassurants voire enthousiastes de certaines sociétés et la réalité de leur performance !
Ne doutons pas que les ponts du mois de mai seront appelés en renfort pour justifier les résultats du second trimestre !


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Pour conclure :
  • les SSII françaises restent fortement dépendantes du nombre de jours ouvrables et ne parviennent pas à faire évoluer leur facturation vers un mode réellement forfaitaire, y compris pour les activités qui s’y prêtent (maintenance, support...)

  • Au-delà de l’effet calendaire, le secteur des services informatiques est en décroissance, tout particulièrement en France. Le recul du CA de la profession est dû pour une large part aux difficultés de la conjoncture : l’économie est faible en Europe et tout particulièrement en France, et assez naturellement les clients limitent leurs dépenses informatiques

  • Les grandes SSII se tournent davantage vers l’international et délaissent le marché français (sur le sujet, voit notre précédent article « L’international : l’eldorado des SSII ? »)

  • Quelques sociétés réussissent à construire un business modèle en adéquation avec cette nouvelle phase du marché. Futurs vainqueurs de ce nouveau cycle, elles gagnent des parts de marché en France au détriment des sociétés dont le modèle économique patine, et se mettent en position de participer à la consolidation du secteur


Crédits photos : 123rf

De Charybde en Scylla

Le secteur des services informatiques est particulièrement pléthorique : des SSII se créent tous les jours et rejoignent les milliers de sociétés existantes. Ambitieuses et créatives, en phase avec les nouvelles générations d’informaticiens et de DSI, elles se développent à partir d’avantages compétitifs prisés par le marché.
Pourtant plusieurs limites, liées à la façon dont le dirigeant-fondateur choisit et fait évoluer son équipe de direction, vont freiner la progression de ces sociétés en forte croissance :

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L'international : l'eldorado des SSII ?

La croissance internationale : moteur principal des SSII en 2012
18 SSII cotées à Paris ont communiqué leurs résultats de façon suffisamment détaillée pour permettre une analyse de l’évolution de leur chiffre d’affaires. Parmi ces sociétés on compte 4 grandes entreprises dont le CA est supérieur à 1500 millions € (ou le sera en 2013) ainsi que 13 entreprises de taille intermédiaire (ETI) dont le CA est supérieur à 150 millions €. Cumulant un CA de près de 10 milliards €, soit environ la moitié du CA du marché français des 50 premiers prestataires de services informatiques, ces 18 sociétés sont parfaitement représentatives du marché des services informatiques en France...

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33 SSII cotées, représentant environ 80% des ventes de la profession, ont récemment publié leur chiffre d’affaires 2012. Quelles conclusions peut-on en tirer ?

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Un bon amortisseur des effets cycliques de l'informatique


En matière ferroviaire, le tampon permet d’amortir les chocs. En informatique, ce sont les SSII qui jouent ce rôle...

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Un dilemme pour la stratégie commerciale : miser sur les prospects ou les clients ?

Les SSII déploient une énergie considérable à rechercher de nouveaux clients, alors même que leur portefeuille clients, du moins pour les grandes et moyennes entreprises, est généralement équilibré. Cette politique commerciale est-elle justifiée ?

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La fusion-intégration : une activité à haut risque

L’intégration des SSII rachetées, si elle est particulièrement mal conduite, peut mettre en péril l’entreprise toute entière. Il est d’ailleurs paradoxal de constater que c’est lors de l’acquisition que le dirigeant repreneur est le mieux conseillé alors que c’est en aval de cette phase que le plus dur est à faire.

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Fusion de SSII ou comment 1+1 font moins que 2


Selon le BCG, 60% des opérations de fusion-acquisition détruisent de la valeur. Mon expérience personnelle corrobore ces chiffres fournis par le BCG.

J’ai participé à 17 acquisitions-fusions dans le secteur des SSII, le plus souvent côté acquéreur mais parfois côté cible, la plupart du temps en 1ère ligne. C’est donc en toute connaissance de cause que je pense que peu nombreuses sont les opérations qui se déroulent de manière satisfaisante et selon le plan initialement prévu. Ce constat est d’autant plus perturbant qu’on s’aperçoit, avec un peu de recul, que très souvent le même mauvais scénario se déroule inexorablement :

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Pressions tarifaires : le modèle de Michaël Porter appliqué aux SSII

Professeur en stratégie d’entreprise à Harvard, et l’un des consultants les plus écoutés des entreprises américaines, Michaël Porter a beaucoup travaillé sur la compétitivité et les avantages concurrentiels. Dans son célèbre ouvrage paru en 1980 («Competitive strategy»), il identifie 5 forces qui structurent l’environnement concurrentiel des entreprises :

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La pression tarifaire risque de durer !


La pression sur les tarifs constitue le problème N°1 des SSII. En se répercutant mécaniquement sur la marge d’exploitation, elle pénalise la rentabilité, les capacités d’investissement et la valorisation boursière de ce secteur d’activité.
Problème bien plus crucial que les difficultés de recrutement, la capacité à augmenter les prix constitue un défi pour cette industrie, et en illustre les faiblesses.

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Des valorisations en baisse

En 2003, le multiple du résultat d’exploitation (cours/résultat d’exploitation) des sociétés cotées à Paris, tous secteurs confondus, s’élevait à 15. En 2011, ce même multiple était passé à 10, soit une baisse de 33%.
Appliqué aux SSII, ce ratio s’élevait à 20 en 2003. En 2011, ce même multiple avait chuté à 7 et avait donc subi une baisse de 65%(1).
Ainsi, en 8 ans, la valorisation des SSII a chuté 2 fois plus que celle du marché.

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